La crise des "subprimes" d'août 2007, que peu de professionnels ont vu venir, devrait inciter les entreprises à réfléchir sur leur stratégie actionnariale.
En effet, si le capital des entreprises cotées étaient détenu par une part plus importante d'actionnaires individuels, on peut imaginer que la volatilité de leurs cours de bourse serait moins capricieuse et moins sujette à l'attitude souvent moutonière et incohérente des gérants de fonds.
La grande masse des fonds gérés par les gérants de Sicav et autres fonds de placements provient de l'épargne de millions et demain de milliards d'épargnants individuels. L'argumentaire principal déployé par les sociétés de gestion et les banques pour inciter ces épargants à leur confier leur épargne est, devant la complexité des marchés et la multitude de sociétés cotées, qu'il est impossible pour un individu normal, c'est à dire non professionnel, de s'y reconnaitre et donc de faire les bons choix d'investissement qui s'imposent.
Malheureusement, tout le monde ne peut que constater les erreurs incoyables qui ont été et sont commises par ces mêmes professionnels. Ce sont eux qui ont fait confiance à Enron, à Permalat, une société de distribution de lait à qui les banques ont prêté, sans sourciller, des milliards d'euros sur une activité dont les marges sont ridicules, les mêmes qui ont investi dans les "subprimes" sans analyse sérieuse des risques encourus. Et demain, qu'elles seront les nouvelles mauvaises nouvelles de la gestion collective.
Croyez-vous que ces professionnels vont s'excuser de leurs erreurs. Ils ne l'ont jamais fait et leur rémunération n'en a jamais pâti, ce qui n'est pas le cas de votre épargne. Non, demain, ils vont continuer à nous donner des conseils de"professionnels".
Le résultat de ce beau gâchis est que les épargnants vont se détourner de la bourse, véritable poumon de l'activité économique d'un pays au profit des produits d'épargne sans risque et moins utiles à l'économie.
Les épargnants vont-ils continuer à faire confiance à ces "professionnels"? Rien n'est moins sûr! Et tant mieux!
Croyez-vous qu'un individu normal aurait fait les mêmes erreurs? On peut en douter. Non! Il aurait investi son épargne dans des entreprises qu'il connait, qui sont dans son environnement géographique et professionnel, dont il connait le secteur économique et dans lesquelles il fait confiance au management. Ses décisions seraient peut-être moins "professionnelles"mais, à n'en pas douter, plus efficaces et plus pérennes. Le lien qui serait crée avec cet actionnaire serait plus fort et plus "charnel" qu'avec un gestionnaire professionnel qui doit acheter et vendre, sans distinction, les titres qu'il a en portefeuille, en fonction des choix et des directives soi-disant rationnels de sa direction. De plus, puisqu'ils sont "jugés" sur leur performance hebdomadaires, comment voulez-vous qu'ils puissent avoir une vision à long terme de l'entreprise? Ils vont se détourner d'une entreprise plus que centenaire car son résultat trimestriel sera inférieur de 5% par rapport à leur prévision. Est-ce sérieux?
Le risque d'un désamour vis à vis de la bourse est réel et préjudiciable à nos économies. Il faut l'enrayer!
Chefs d'entreprises cotées et responsables des relations investisseurs et actionnaires profitez-en pour redéployer vos actions vers les actionnaires individuels. Ce sont des gens responsables et qui vous seront fidèles si vous en valez la peine. Bien sûr, cela ne peut se faire en un jour, mais si vous prenez cette direction, demain ce ne sera plus 10% mais 15 puis 20 puis 25% de votre capital qui sera entre de "bonnes mains". Il suffit de s'y mettre et de garder le cap. Le jeu en vaut la chandelle d'autant plus que le coût d'une telle politique devient presque anecdotique grâce aux nouvelles technologies de l'information et internet.
Il faut s'intéresser aux épargnants, individuellement, ils le méritent plus que ces "professionnels" qui sont votre "cible" prioritaire mais qui vont vous lâcher à la moindre alerte dont ils sont, eux-mêmes, responsables.
Merci de votre intérêt et à bientôt,
Frédéric Lemaître
mardi 21 août 2007
lundi 4 juin 2007
Interview de Frédéric LEMAÎTRE
Q - Quelle est votre analyse, en tant qu’ancien dirigeant de la première agence de communication financière française et entrepreneur dans les technologies de l’information financière, de l’évolution actuelle des marchés financiers ?
F.L - La volatilité des marchés devient complètement incohérente et cela est dû à deux raisons principales.
Premièrement, Le capital des entreprises cotées est trop concentré dans les mains des grands investisseurs institutionnels. Et cela est extrêmement préoccupant car ils raisonnent tous de la même manière et agissent tous dans le même sens et au même moment.
Deuxièmement, les critères de mesure de la création de valeur des entreprises, utilisés aujourd’hui, doivent évoluer pour intégrer des critères non strictement financiers et adaptés aux spécificités de chacun de leur métier. D’où la nécessité impérative d’adopter une nouvelle approche de la mesure des performances et de la communication financière des entreprises. C’est ce qu’explique fort bien, par exemple, une étude réalisée par PriceWaterhouseCoopers qui s’intitule : « The Value Reporting Revolution », sur laquelle je reviendrai plus tard.
Q - Quelles sont alors les solutions ?
F.L - En fait, il y a des réponses simples et de bon sens pour répondre au problème de la volatilité des marchés.
D’une part, les entreprises cotées ne doivent pas hésiter à développer un actionnariat individuel et salarié large et puissant, voire majoritaire à moyen terme.
Lorsque les particuliers auront compris qu’il n’y a pas de meilleurs investisseurs qu’eux-mêmes, grâce à tous les outils qui sont disponibles sur le net, et les entreprises qu’il n’y a pas de meilleur actionnaire que l’actionnaire individuel et salarié les choses iront mieux, beaucoup mieux même.
Je peux vous assurer que les cours de tant de belles sociétés n’auraient pas connu de telles descentes aux enfers, au pire moment de la crise boursière, si leur capital avait été, en majorité, détenu par des actionnaires individuels et salariés.
Aujourd’hui, les entreprises n’ont plus l’excuse du coût prohibitif de gestion d’un actionnariat individuel large et diversifié, ce qui était, sans aucun doute, auparavant, un frein.
En effet, avec le développement d’internet, les coûts de gestion d’une base d’actionnaires individuels, même particulièrement large, deviennent, chaque jour qui passe, de plus en plus dérisoire, au fur et à mesure que l’internet haut débit se développe.
Imaginez, dès aujourd’hui, avec un nombre d’actionnaires internautes en croissance régulière (d’ores et déjà, s’il y a une population qui utilise internet pour s’informer, c’est bien celle des actionnaires individuels, quelque soit leur âge) les gains fantastiques que vous pouvez engranger en diminuant les coûts d’envoi des documents destinés aux actionnaires, en utilisant l’e-mail, par exemple. Et ceci pour le plus grand bénéfice des actionnaires qui reçoivent, ainsi, l’information en temps réel, dès qu’elle est disponible.
C’est pourquoi, désormais, les entreprises ont une formidable opportunité de développer une relation directe, facile et surtout peu coûteuse avec leurs actionnaires individuels, qu’ils soient 1.000, 10.000, 100.000,1.000.000, régionaux, nationaux, ou internationaux. Je leur dis « allez-y », c’est la premier pas vers des marchés plus calmes et plus sereins. C’est, d’ailleurs, ce qui m’a incité à créer la plate-forme relationnelle FD Solutions qui relie les actionnaires aux sociétés cotées.
Ensuite, les entreprises cotées doivent adapter leur communication financière à leur vision stratégique, expliquer leur modèle économique et délivrer aux actionnaires une information utile et fiable de façon quasi continuelle (on comprend, alors, encore mieux l’intérêt stratégique d’internet !), ce qui les rendra nettement moins dépendante des rumeurs et des données purement financières à court terme trop utilisées de nos jour, comme les résultats trimestriels.
C’est l’objet de l’étude « The Value Reporting Revolution » que je citais plus haut.
En quelques mots, pour la résumer, le modèle proposé est organisé autour de 4 chapitres : la vision qu’a l’entreprise de son marché, de son positionnement concurrentiel - les objectifs stratégiques de l’entreprise et les moyens mis en œuvre pour les réaliser - les indicateurs financiers choisis pour mesurer la création de valeur, les objectifs et les benchmarks pour les comparer - et les indicateurs non financiers de la création de valeur, permettant d’apprécier le développement des avantages concurrentiels.
Le défi pour les entreprises est, alors, de rendre toute cette information compréhensible par tous. Et cela devient un problème de communication.
Q - Est-ce, pour vous, la meilleure réponse ?
FL - Oui je le pense. Si les entreprises décident de s’engager dans cette voie, vous verrez les résultats arriver très vite et les marchés devenir progressivement plus raisonnables.
En résumé, combattre la volatilité des marchés c’est s’atteler, avec courage et détermination, à engager et réussir une triple révolution : la révolution de l’actionnariat individuel et salarié, la révolution de l’internet en tant qu’outil majeur dans la relation investisseurs et actionnaires, et la révolution de l’analyse financière pour une nouvelle mesure de la création de valeur par les entreprises.
Il reste une 4è révolution à mener à bon terme : valoriser l’image financière des entreprises en fonction de cette nouvelle donne.
Q - Quelle est votre analyse, en tant qu’ancien dirigeant de la première agence de communication financière française et entrepreneur dans les technologies de l’information financière, de l’évolution actuelle des marchés financiers ?
F.L - La volatilité des marchés devient complètement incohérente et cela est dû à deux raisons principales.
Premièrement, Le capital des entreprises cotées est trop concentré dans les mains des grands investisseurs institutionnels. Et cela est extrêmement préoccupant car ils raisonnent tous de la même manière et agissent tous dans le même sens et au même moment.
Deuxièmement, les critères de mesure de la création de valeur des entreprises, utilisés aujourd’hui, doivent évoluer pour intégrer des critères non strictement financiers et adaptés aux spécificités de chacun de leur métier. D’où la nécessité impérative d’adopter une nouvelle approche de la mesure des performances et de la communication financière des entreprises. C’est ce qu’explique fort bien, par exemple, une étude réalisée par PriceWaterhouseCoopers qui s’intitule : « The Value Reporting Revolution », sur laquelle je reviendrai plus tard.
Q - Quelles sont alors les solutions ?
F.L - En fait, il y a des réponses simples et de bon sens pour répondre au problème de la volatilité des marchés.
D’une part, les entreprises cotées ne doivent pas hésiter à développer un actionnariat individuel et salarié large et puissant, voire majoritaire à moyen terme.
Lorsque les particuliers auront compris qu’il n’y a pas de meilleurs investisseurs qu’eux-mêmes, grâce à tous les outils qui sont disponibles sur le net, et les entreprises qu’il n’y a pas de meilleur actionnaire que l’actionnaire individuel et salarié les choses iront mieux, beaucoup mieux même.
Je peux vous assurer que les cours de tant de belles sociétés n’auraient pas connu de telles descentes aux enfers, au pire moment de la crise boursière, si leur capital avait été, en majorité, détenu par des actionnaires individuels et salariés.
Aujourd’hui, les entreprises n’ont plus l’excuse du coût prohibitif de gestion d’un actionnariat individuel large et diversifié, ce qui était, sans aucun doute, auparavant, un frein.
En effet, avec le développement d’internet, les coûts de gestion d’une base d’actionnaires individuels, même particulièrement large, deviennent, chaque jour qui passe, de plus en plus dérisoire, au fur et à mesure que l’internet haut débit se développe.
Imaginez, dès aujourd’hui, avec un nombre d’actionnaires internautes en croissance régulière (d’ores et déjà, s’il y a une population qui utilise internet pour s’informer, c’est bien celle des actionnaires individuels, quelque soit leur âge) les gains fantastiques que vous pouvez engranger en diminuant les coûts d’envoi des documents destinés aux actionnaires, en utilisant l’e-mail, par exemple. Et ceci pour le plus grand bénéfice des actionnaires qui reçoivent, ainsi, l’information en temps réel, dès qu’elle est disponible.
C’est pourquoi, désormais, les entreprises ont une formidable opportunité de développer une relation directe, facile et surtout peu coûteuse avec leurs actionnaires individuels, qu’ils soient 1.000, 10.000, 100.000,1.000.000, régionaux, nationaux, ou internationaux. Je leur dis « allez-y », c’est la premier pas vers des marchés plus calmes et plus sereins. C’est, d’ailleurs, ce qui m’a incité à créer la plate-forme relationnelle FD Solutions qui relie les actionnaires aux sociétés cotées.
Ensuite, les entreprises cotées doivent adapter leur communication financière à leur vision stratégique, expliquer leur modèle économique et délivrer aux actionnaires une information utile et fiable de façon quasi continuelle (on comprend, alors, encore mieux l’intérêt stratégique d’internet !), ce qui les rendra nettement moins dépendante des rumeurs et des données purement financières à court terme trop utilisées de nos jour, comme les résultats trimestriels.
C’est l’objet de l’étude « The Value Reporting Revolution » que je citais plus haut.
En quelques mots, pour la résumer, le modèle proposé est organisé autour de 4 chapitres : la vision qu’a l’entreprise de son marché, de son positionnement concurrentiel - les objectifs stratégiques de l’entreprise et les moyens mis en œuvre pour les réaliser - les indicateurs financiers choisis pour mesurer la création de valeur, les objectifs et les benchmarks pour les comparer - et les indicateurs non financiers de la création de valeur, permettant d’apprécier le développement des avantages concurrentiels.
Le défi pour les entreprises est, alors, de rendre toute cette information compréhensible par tous. Et cela devient un problème de communication.
Q - Est-ce, pour vous, la meilleure réponse ?
FL - Oui je le pense. Si les entreprises décident de s’engager dans cette voie, vous verrez les résultats arriver très vite et les marchés devenir progressivement plus raisonnables.
En résumé, combattre la volatilité des marchés c’est s’atteler, avec courage et détermination, à engager et réussir une triple révolution : la révolution de l’actionnariat individuel et salarié, la révolution de l’internet en tant qu’outil majeur dans la relation investisseurs et actionnaires, et la révolution de l’analyse financière pour une nouvelle mesure de la création de valeur par les entreprises.
Il reste une 4è révolution à mener à bon terme : valoriser l’image financière des entreprises en fonction de cette nouvelle donne.
Actionnaires individuels réveillez-vous et prenez votre destin en main !
Face au comportement incohérent des marchés et de leurs principaux intervenants, les investisseurs institutionnels, il est grand temps pour les actionnaires individuels de reprendre le destin de leur épargne en main.
Actionnaires individuels, vous avez tous les atouts en main pour gérer directement vos investissements en actions. Voici pourquoi !
Cela fait des années que les marchés connaissent une volatilité incontrôlée dont les fondements sont incompréhensibles par la plupart d’entre nous et dont l’incohérence est patente.
Près de 90% des transactions sur le CAC 40, comme sur les principaux indices mondiaux, sont le fait des investisseurs institutionnels, c’est donc là où il faut aller chercher les explications.
Que l’on ne dise pas que cela est la faute des « Hedge Funds » dont une des vocations est la recherche de gains à travers des comportements spéculatifs. Car, pour spéculer à la baisse, par exemple, il faut bien pouvoir emprunter des titres que l’on va vendre à découvert pour les racheter à un cours plus faible afin de les restituer à ceux qui les ont prêtés, et réaliser, ainsi, cette plus-value tant recherchée.
Devinez auprès de qui ces « Hedge Funds » vont emprunter de telles quantités de titres ? Eh bien auprès des institutionnels qui les ont en portefeuille.
Voila une belle façon de se tirer une balle dans le pied, dans un langage imagé. En participant à la baisse de titres qu’ils gèrent pour le compte d’autrui, en l’occurrence, nous, les épargnants, les investisseurs institutionnels et autres sociétés de gestion lèsent ceux qui leur ont confié leur épargne.
Peut-on continuer à confier la gestion de nos portefeuilles actions à des professionnels qui ont un tel comportement ? La réponse est forcément non !
Les analystes financiers, conseillers des investisseurs institutionnels, ont aussi leur part de responsabilité. Ils ont instauré, insidieusement, la dictature du court terme. Inlassablement, depuis de nombreuses années, ils orientent la communication financière des entreprises vers toujours plus de fréquence de publication de leurs résultats. Aujourd’hui, nous en sommes aux résultats trimestriels et demain ?
Quoi de plus dérisoire que de juger une entreprise, parfois centenaire, engagée dans une stratégie de développement à long terme, le plus souvent en phase de restructuration et d’investissements lourds pour relever les défis de la concurrence, de la mondialisation et des nouvelles technologies, sur ses résultats trimestriels !
Que doit-on penser du cours de bourse d’une entreprise qui va s’effondrer de 20 à 30% parce que ses résultats trimestriels sont inférieurs de 5 à 10% aux attentes des analystes ? Est-ce sérieux ? C’est tout simplement absurde !
La troisième explication provient du comportement incroyablement « moutonnier » des professionnels des marchés.
Vous aurez remarqué que tous les professionnels attendent impatiemment et avec anxiété, chaque jour, chaque semaine et chaque mois, la publication de statistiques, plus particulièrement américaines, pour agir ou réagir. Ainsi, le fait qu’il y ait tant de chômeurs de plus un mois donné alors qu’il y en aura tant de moins le mois suivant, qu’un indice de confiance des consommateurs baisse alors qu’il va remonter le mois suivant, et voilà les Bourses qui plongent ou se ressaisissent sans crier gare ! Personne ne peut comprendre, raisonnablement, le pourquoi du comment de ces mouvements perpétuels de va et vient, pas même les professionnels si prompts à agir et à réagir au moindre indice si fluctuant d’un jour, d’une semaine, d’un mois ou d’un trimestre sur l’autre qu’il n’a déjà plus d’importance dès sa publication !
En résumé et en simplifiant à l’excès, si les cours de bourse sont si volatils c’est que les professionnels raisonnent tous de la même manière et agissent tous au même moment et dans le même sens.
Est-ce un comportement responsable et surtout efficace en termes de performance de gestion ? Certainement pas !
Les actionnaires individuels ont-ils le même comportement ? Les faits démontrent que non quel que soit le pays concerné ! Surtout lorsqu’ils gèrent directement leurs propres économies et leur portefeuille d’actions.
En effet, tout d’abord, ils sont très nombreux (plus de 7.000.000 en France) : autant d’actionnaires, autant de comportement (du spéculateur à l’investisseur « éthique ») et autant de motivations (du rendement à la plus-value). Une telle diversité de comportement et de motivations est, incontestablement, un gage de moindre volatilité des cours de Bourse.
Ensuite, leur relation avec les entreprises est plus « charnelle » ; c’est ce que l’on appelle « l’affectio societatis ». Ils ne vendront pas immédiatement et sans retenue l’action d’une entreprise qui les a, peut-être déçue, sur un résultat trimestriel, semestriel ou annuel. Cela a été prouvé par toutes les études au cours des années passées.
Ils sont donc prêts à « tenir une position » dans la tourmente lorsqu’ils font confiance à un chef d’entreprise, à une équipe de direction, à une stratégie, à un secteur économique ou à d’autres paramètres qu’ils jugent plus importants qu’un résultat trimestriel.
Bien sûr, cette confiance peut être trompée par des chefs d’entreprise malhonnêtes, cupides, incompétents, mais croyez-vous que les professionnels les auraient « débusqués » plus facilement ? La preuve que non lorsque l’on se réfère aux scandales qui ont défrayé la chronique (ENRON, WORLDCOM, TYCO, PARMALAT…).
C’est ainsi que chacun d’entre nous possède la capacité d’être un actionnaire actif et performant. Nous avons accès aussi facilement à l’information financière des entreprises que les professionnels grâce à une Presse abondante et de qualité et à la diffusion des nouvelles technologies de l’information qui ont permis l’explosion des sites d’informations financières et boursières.
Plus nous serons nombreux, plus la raison l’emportera sur l’incohérence. C’est l’important, le long terme, qui prendra le dessus sur le dérisoire, le résultat trimestriel.
L’investissement en actions est un acte trop sérieux pour être laissé seulement aux mains des professionnels !
Les chefs d’entreprises cotées et les hommes politiques doivent réfléchir à cette question et trouver de bonnes réponses pour favoriser le développement de l’actionnariat individuel. Déjà un certain nombre de chefs d’entreprises ont engagé une réflexion dans ce sens. C’est déjà un premier pas porteur d’espoir pour un renouveau des marchés financiers.
Une des plus grandes entreprises françaises s’est donné comme objectif de « recruter » plus de 100.000 actionnaires individuels de plus : quel beau défi !
La politique ne se fait peut-être pas à « la Corbeille » mais « la Corbeille » c’est le cœur du financement des entreprises : il ne faut pas l’oublier !
Frédéric Lemaître
Président – Directeur Général
Fair Disclosure Management SA
Face au comportement incohérent des marchés et de leurs principaux intervenants, les investisseurs institutionnels, il est grand temps pour les actionnaires individuels de reprendre le destin de leur épargne en main.
Actionnaires individuels, vous avez tous les atouts en main pour gérer directement vos investissements en actions. Voici pourquoi !
Cela fait des années que les marchés connaissent une volatilité incontrôlée dont les fondements sont incompréhensibles par la plupart d’entre nous et dont l’incohérence est patente.
Près de 90% des transactions sur le CAC 40, comme sur les principaux indices mondiaux, sont le fait des investisseurs institutionnels, c’est donc là où il faut aller chercher les explications.
Que l’on ne dise pas que cela est la faute des « Hedge Funds » dont une des vocations est la recherche de gains à travers des comportements spéculatifs. Car, pour spéculer à la baisse, par exemple, il faut bien pouvoir emprunter des titres que l’on va vendre à découvert pour les racheter à un cours plus faible afin de les restituer à ceux qui les ont prêtés, et réaliser, ainsi, cette plus-value tant recherchée.
Devinez auprès de qui ces « Hedge Funds » vont emprunter de telles quantités de titres ? Eh bien auprès des institutionnels qui les ont en portefeuille.
Voila une belle façon de se tirer une balle dans le pied, dans un langage imagé. En participant à la baisse de titres qu’ils gèrent pour le compte d’autrui, en l’occurrence, nous, les épargnants, les investisseurs institutionnels et autres sociétés de gestion lèsent ceux qui leur ont confié leur épargne.
Peut-on continuer à confier la gestion de nos portefeuilles actions à des professionnels qui ont un tel comportement ? La réponse est forcément non !
Les analystes financiers, conseillers des investisseurs institutionnels, ont aussi leur part de responsabilité. Ils ont instauré, insidieusement, la dictature du court terme. Inlassablement, depuis de nombreuses années, ils orientent la communication financière des entreprises vers toujours plus de fréquence de publication de leurs résultats. Aujourd’hui, nous en sommes aux résultats trimestriels et demain ?
Quoi de plus dérisoire que de juger une entreprise, parfois centenaire, engagée dans une stratégie de développement à long terme, le plus souvent en phase de restructuration et d’investissements lourds pour relever les défis de la concurrence, de la mondialisation et des nouvelles technologies, sur ses résultats trimestriels !
Que doit-on penser du cours de bourse d’une entreprise qui va s’effondrer de 20 à 30% parce que ses résultats trimestriels sont inférieurs de 5 à 10% aux attentes des analystes ? Est-ce sérieux ? C’est tout simplement absurde !
La troisième explication provient du comportement incroyablement « moutonnier » des professionnels des marchés.
Vous aurez remarqué que tous les professionnels attendent impatiemment et avec anxiété, chaque jour, chaque semaine et chaque mois, la publication de statistiques, plus particulièrement américaines, pour agir ou réagir. Ainsi, le fait qu’il y ait tant de chômeurs de plus un mois donné alors qu’il y en aura tant de moins le mois suivant, qu’un indice de confiance des consommateurs baisse alors qu’il va remonter le mois suivant, et voilà les Bourses qui plongent ou se ressaisissent sans crier gare ! Personne ne peut comprendre, raisonnablement, le pourquoi du comment de ces mouvements perpétuels de va et vient, pas même les professionnels si prompts à agir et à réagir au moindre indice si fluctuant d’un jour, d’une semaine, d’un mois ou d’un trimestre sur l’autre qu’il n’a déjà plus d’importance dès sa publication !
En résumé et en simplifiant à l’excès, si les cours de bourse sont si volatils c’est que les professionnels raisonnent tous de la même manière et agissent tous au même moment et dans le même sens.
Est-ce un comportement responsable et surtout efficace en termes de performance de gestion ? Certainement pas !
Les actionnaires individuels ont-ils le même comportement ? Les faits démontrent que non quel que soit le pays concerné ! Surtout lorsqu’ils gèrent directement leurs propres économies et leur portefeuille d’actions.
En effet, tout d’abord, ils sont très nombreux (plus de 7.000.000 en France) : autant d’actionnaires, autant de comportement (du spéculateur à l’investisseur « éthique ») et autant de motivations (du rendement à la plus-value). Une telle diversité de comportement et de motivations est, incontestablement, un gage de moindre volatilité des cours de Bourse.
Ensuite, leur relation avec les entreprises est plus « charnelle » ; c’est ce que l’on appelle « l’affectio societatis ». Ils ne vendront pas immédiatement et sans retenue l’action d’une entreprise qui les a, peut-être déçue, sur un résultat trimestriel, semestriel ou annuel. Cela a été prouvé par toutes les études au cours des années passées.
Ils sont donc prêts à « tenir une position » dans la tourmente lorsqu’ils font confiance à un chef d’entreprise, à une équipe de direction, à une stratégie, à un secteur économique ou à d’autres paramètres qu’ils jugent plus importants qu’un résultat trimestriel.
Bien sûr, cette confiance peut être trompée par des chefs d’entreprise malhonnêtes, cupides, incompétents, mais croyez-vous que les professionnels les auraient « débusqués » plus facilement ? La preuve que non lorsque l’on se réfère aux scandales qui ont défrayé la chronique (ENRON, WORLDCOM, TYCO, PARMALAT…).
C’est ainsi que chacun d’entre nous possède la capacité d’être un actionnaire actif et performant. Nous avons accès aussi facilement à l’information financière des entreprises que les professionnels grâce à une Presse abondante et de qualité et à la diffusion des nouvelles technologies de l’information qui ont permis l’explosion des sites d’informations financières et boursières.
Plus nous serons nombreux, plus la raison l’emportera sur l’incohérence. C’est l’important, le long terme, qui prendra le dessus sur le dérisoire, le résultat trimestriel.
L’investissement en actions est un acte trop sérieux pour être laissé seulement aux mains des professionnels !
Les chefs d’entreprises cotées et les hommes politiques doivent réfléchir à cette question et trouver de bonnes réponses pour favoriser le développement de l’actionnariat individuel. Déjà un certain nombre de chefs d’entreprises ont engagé une réflexion dans ce sens. C’est déjà un premier pas porteur d’espoir pour un renouveau des marchés financiers.
Une des plus grandes entreprises françaises s’est donné comme objectif de « recruter » plus de 100.000 actionnaires individuels de plus : quel beau défi !
La politique ne se fait peut-être pas à « la Corbeille » mais « la Corbeille » c’est le cœur du financement des entreprises : il ne faut pas l’oublier !
Frédéric Lemaître
Président – Directeur Général
Fair Disclosure Management SA
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